Céline contre tous

Luc Malghem, éd. Lansman, 49pp., 2004

Prenez un écrivain aussi génial qu’irascible, exilez-le dans un Danemark de cauchemar en compagnie d’un Juif qui l’adule, ajoutez une ancienne maîtresse venue lui offrir un retour en grâce au prix de quelques excuses. Forcément, il crie un peu, c’est normal : c’est Céline...

Un épisode inédit de la légende du grand homme, plus quelques bribes retrouvées de son fameux Mea Culpa de 1947, pour rétablir enfin la vérité : non, Céline n’était pas juif...


Il est des écrivains que l’on imagine volontiers en personnages littéraires. Louis-Ferdinand Céline en fait partie, avec ses sautes d’humeur et ses proclamations scandaleuses ; la pièce que Luc Malghem a bâtie sur les contradictions du médecin-romancier-pamphlétaire se révèle à la fois comme une synthèse dramatique (truffée de reflets, d’allusions, de citations, de « détournements et contorsions ») et comme une construction originale, vivante, où le Céline d’après-guerre est confronté, en même temps qu’è un « ami » juif, à une ancienne maîtresse et à une épouse muette et danseuse, à son histoire et à sa légende.
Le tout est essentiellement fondé sur ce qui est commun à l’oeuvre du « héros » et à la présente pièce : le verbe débordant.

(J-P. L., Sitarmag, septembre 2004)

Des extraits à lire sur googlebooks.