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Bienvenue

Né àLiège en 1966, Pierre Lorquet a étudié la réalisation théâtrale, puis l’écriture de scénarios. L’idée de se fixer dans un métier lui fait un peu peur, il en a donc pratiqué pas mal, de la grande distribution àla politique de proximité, en passant par l’enseignement et la régie de spectacles. Il aime varier les formes et les supports, et apprécie que l’écrit soit une transition vers d’autres jeux.
Par ailleurs, il avoue ne pas savoir exactement ce que signifie le mot littérature, et ne pas trouver indigne le fait de raconter des histoires. Il se considère donc davantage comme un scénariste, plutôt qu’un écrivain ou un auteur.
Pour le théâtre, il a écrit une dizaine de textes, dont Alberto est communiste (Prix des metteurs en scène étrangers du Centre des Ecritures Dramatiques Wallonie Bruxelles, éd. Lansman 2008). Il pratique également divers autres genres : nouvelle, polar, télé, cartoon…
Avec son complice Luc Malghem, il a écrit deux romans et quelques fictions radiophoniques - avec aussi Sabine Ringelheim -, dont une trilogie sur la Belgique et le racisme quotidien qui a reçu plusieurs prix en Belgique et àl’étranger.

Pierre Lorquet



  • Histoire de la femme creuse

    fiction radiophonique, 50’, 2009

    Une employée de banque se fait licencier, s’invente une grossesse pour compenser, puis vole un bébé et disparaît dans la nature. Charlotte Winckler mène l’enquête àBourg-le-Château...


  • Alberto est communiste

    éd. Lansman, 2008

    Les clients de ce restaurant réputé attendent la surprise du chef, mais ne reçoivent pas même un verre d’eau. La tension monte. Le vernis des bonnes manières se craquelle. Surtout quand les serveurs annoncent que le chef a coupé le gaz et emporté toutes les clés de voiture, ne laissant qu’un quartier de viande congelée. Un groupe de collègue accuse aussitôt Alberto, qui aurait déclaré être communiste. Ce dernier nie mais Marjorie décide qu’elle aussi sera communiste, et veut s’unir àAlberto...




Macho


Fred convoitait la place de sa voisine de palier, une rédactrice publicitaire plutôt àson goà»t quoique marocaine. Persuadé qu’un tel poste, au mérite, n’aurait pu lui échapper, il décida de forcer la chance. Il fit sauter les plombs de l’immeuble pour dérégler les radioréveils. Il poussa son lit contre le mur mitoyen et fit du trampoline dessus, ce qui est désastreux pour le moral d’une célibataire. Quand il ne rebondissait pas, il jouait du tambour et quand il était fatigué du tambour, il téléphonait. De lettres anonymes en étrons sur le paillasson, il parvint àlui offrir son secours, et même àdevenir son confident. Ainsi put-il lâcher chez elle plusieurs couples de souris, des cafards et une tarentule. Lorsque la voisine venait sonner àsa porte, il l’encourageait àboire car elle avait l’alcool triste. Il la consolait alors de haut en bas, jusqu’àl’aube, si bien qu’elle partait au boulot lessivée. Un jour, bingo ! elle gifla le directeur créatif qui lui demandait si elle avait fait le ramadan toute la nuit. Fred put enfin revendiquer la place. Toutefois, après un premier entretien prometteur, la graphologue attachée àl’agence laissa entendre que la rondeur de ses voyelles accusait une nature exagérément scrupuleuse pour une fonction dans la publicité.

Une lesbienne selon lui.


in Journal du Chômeur






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